Partie I : typologie des douleurs.

Partie II : analyser ses douleurs.

Lorsque nous avons pris conscient des risques possible de la douleur, nous pouvons utiliser certaines techniques afin de les maîtriser afin d’atteindre la ligne d’arrivée.

Nous avons vu lors de la partie II que les douleurs de blessures ne doivent pas être endurées, repousser le moment d’arrêt est néfaste à long terme. Ces douleurs doivent être soignées au plus tôt.
Par contre les douleurs de performances ne sont pas néfastes mais elles peuvent générer une appréhension de l’entraînement. Pour éviter d’avoir un dégout de la pratique de la course à pied, il faut apprendre à résister progressivement contre les douleurs de performances.
Dans une certaine mesure notre psychique est capable de filtrer les douleurs physiques. Il existe des méthodes qui nous permettent de réduire le ressenti de ces signaux physiques. Je vais ici vous décrire les méthodes que j’utilise lors de mes entraînements et de mes courses, si vous en aviez d’autres n’hésiter à nous le partager.

Interpréter positivement les sensations négatives

Détourner les émotions négatives en émotions positives en interprétant de manière positive les douleurs que nous ressentons.
Par exemple pour les douleurs de performances, elles sont bénéfiques pour notre progression. Grâce à elles nous devenons de plus en plus forts.
Pour les douleurs de blessures, c’est moins évident de positiver mais nous pouvons par exemple en profiter pour faire un autre sport, comme aller nager, faire du vélo ou aller au cinéma. Ou devenir un supporter, en aidant les autres membres de l’équipe à se dépasser. Il se faut se dire qu’avec le repos, notre corps pourra mieux résister aux entraînements la prochaine fois.
Essayez de positiver quelque soit la situation.

Se déconnecter sensoriellement de la douleur

La sensation de douleur est substituée au ressentie d’un autre canal sensoriel :
- Associer la sensation de douleur à un endroit du corps à une sensation de bien être à un autre endroit. Lorsqu’on a mal à la cuisse, on essaie de se focaliser sur la fraîcheur ressenti au niveau du visage.
- Se dissocier de son corps en se voyant courir de façon souple, léger et sans effort, se mettre en mode « méta » c.a.d au dessus de notre corps. La douleur qui est kinesthésique est remplacée par une visualisation agréable.
- Ecouter une musique motivante et engageante permet également remplacer la douleur par des sons agréables.
- Se projeter sur les sensations (bien être, soulagement) et sentiments (bonheur, joie, accomplissement) que nous aurons lors du franchissement de la ligne d’arrivée.

Enchaîner de petites victoires

Cela consiste à découper la distance qui reste à parcourir en une série de distances plus courte (le principe de « Diviser pour régner », découper un problème en sous-problème, ;) pour les informaticiens).
Nous nous focalisons sur le prochain le prochain kilomètre à atteindre, ou sur le prochain ravitaillement, ou encore sur le prochain pas. Lorsque la course devient trop pénible, chaque pas, chaque foulée est une petite victoire sur nous même qui nous rapproche de l’arrivée.
Pour le semi-marathon nous pouvons décomposer la course en 4 étapes à atteindre : 5km, 10km, 15km, 20km et ensuite 1,1km de bonheur (ou de délivrance).

S’encourager

Pour surmonter la douleur vous pouvez parler à vous-même de manière positive (en anglais « positive self-talk ») il n’y a pas de mal à être narcissique et être prétentieux lorsqu’on souffre. Par exemple :
- Se persuader que nous avons les capacités à réussir : « Je peux y arriver ! », « J’ai les capacités pour atteindre la ligne d’arrivée », « Je me suis bien entraîné », « Je suis résistant à la douleur », « Je suis confiant » …
- Se persuader que notre corps ne va pas nous lâcher : « J’ai les plus belles jambes du monde », « Mes jambes sont forts », « Mon corps va tenir le coup »…

La méthode Coué peut être utilisée en course à pied pour maintenir sa motivation et surmonter les douleurs. S’auto-suggérer que nous pouvons surmonter toutes les douleurs pour atteindre la ligne d’arrivée : « Je n’ai pas mal, je peux avancer et je vais y arriver ! »

Recevoir du support

Nous pouvons rarement réaliser seul un défi, nous avons toujours besoin de notre entourage pour surmonter les difficultés. L’encouragement de notre proche nous donne la force pour soulever n’importe quelle montagne. Le support nous permet d’oublier la douleur et nous donne de la force mentale pour réussir. Nous pouvons considérer cela comme les positives strokes en analyse transactionnelle.
Lorsque nous ne pouvons plus avancer, cela nous fait un bien fou d’entendre des spectateurs crier notre nom et nous encourage . J’essaie toujours de sourire et de remercier les gens qui m’encouragent sur la route même si je souffre, cela me rend la souffrance moins pénible.
Vous pouvez constituer un petit fan club pour vous supporter dans votre défi du semi-marathon. Comptez sur moi pour faire parti de votre fan club. Je suis votre fidèle supporter.
D’ailleurs, la page de collecte est un des moyens de support pour surmonter les difficultés du défi.
Vous pourrez également à votre fan club de se placer vers la fin du parcours afin de vous donner un coup de boost pour terminer. D’ailleurs le stand d’Aide et Action est placé stratégique vers la fin du parcours.

Chaque méthode fonctionne que pour un temps limité. Comme la course de longue distance rime également avec souffrance de longue durée, il faut donc varier les différentes façons pour maîtriser sa douleur,
Tous mes encouragements pour votre engagement dans le défi solidaire. Ensemble nous pouvons atteindre la ligne d’arrivée et récolter 25000€.

A bientôt pour les entraînements collectifs.

Coach sportif

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