« Je suis venue pour exprimer la solidarité de l’UNESCO avec Haïti » a déclaré Irina Bokova à son arrivée à Port-au-Prince. Le 11 mars 2010, elle visitait le campus de Quisqueya où Aide et Action et l’université ont créé un centre d’appui à l’urgence et à la reconstruction d’Haïti, pour les populations sinistrées. Ce centre fournit des soins de santé et de soutien psychologique aux populations sinistrées. Il accueille chaque jour des enfants pour des activités ludiques et pédagogiques afin d’éviter une totale rupture scolaire. Il est au cœur d’un dispositif d’appui à neuf campements provisoires qui sert notamment des repas quotidiens aux plus démunis. Enfin, il créé le cadre d’un Forum de la reconstruction unique à ce jour.
La Directrice Générale de l’UNESCO, reçue par le recteur Jacky Lumarque, a souligné qu’elle souhaitait aider le pays à refonder son système éducatif. Pour sa part, Jacky Lumarque a expliqué le rôle qu’entendait jouer son Université dans la reconstruction du pays. Il a également détaillé l’engagement du corps enseignant et des étudiants volontaires pour aider les populations traumatisées à surmonter leur traumatisme en s’investissant notamment dans le projet commun avec Aide et Action.
Le séisme du 12 janvier 2010 a détruit près de 80% des écoles de Port-au-Prince. Les 15 universités de Port-au-Prince se sont toutes effondrées, comme celle de Quisqueya dont les bâtiments avaient été inaugurés le 20 décembre 2009. A Port-au-Prince et ses environs, de nombreux enfants sont encore livrés à eux-mêmes tandis que leurs parents cherchent de la nourriture et du travail. Dans un pays où le taux de scolarisation était déjà très faible avant le séisme, le risque est grand de voir les indicateurs de développement en matière d'éducation reculer davantage.
Pour Aide et Action, présente depuis 20 ans en Haïti, il est urgent de redonner aux populations traumatisées les moyens de retrouver une vie normale. Avec ce projet Aide et Action et l’Université de Quisqueya recréent des espaces et des conditions de vie acceptables pour ces populations encore traumatisées. Ces populations qui ont tout perdu trouvent un accès aux services de base, des soins de santé ainsi que des activités ludiques et pédagogiques pour leurs enfants. Grâce à ce dispositif, la population haïtienne retrouve le goût de vivre et la confiance nécessaire à sa reconstruction.