Haïti : 6 mois après le séisme, la reconstruction continue
 Dans les jours qui ont suivi le séisme du 12 janvier 2010, Aide et Action et l’Université Quisqueya ont uni leurs forces. Le projet "Nap Vanse" est né pour accompagner les Haïtiens dans la reconstruction de leur pays. Revue des actions des six derniers mois. LA MOBILISATION DE VOLONTAIRES
Dès le 13 janvier, près de 300 professeurs et étudiants de l'Université Quisqueya à Turgeau (périphérie de Port au Prince) se sont mobilisés avec l'appui d'Aide et Action et ont installé sur le campus détruit un lieu d'accueil avec des dizaines de tentes. - la formation des étudiants qui promulguent une assistance bénévolement peut ainsi se poursuivre. - le camp constitue un point central de concertation des acteurs du projet sur la reconstruction. LES ACTES DE SANTE - Urgence : plus de 5000 enfants ont reçu des soins (vaccins notamment) et des repas sous les tentes. Une clinique mobile sillonne les 7 camps en réseau et une cantine accueille les enfants. - Post-urgence : une clinique en semi-dur est prévue d'ici septembre pour remplacer les tentes.
LE MAINTIEN DE L'EDUCATION
- Prévention : à partir de mars 2010, plus de 10 000 personnes ont été directement sensibilisées aux risques de catastrophes naturelles à travers des séminaires, ateliers ou retransmissions télévisées. - Construction : 40 salles de classe en matériaux semi-durs permettent d'accueillir plus de 3200 enfants de 10 écoles de Leogâne, à 40 km de Turgeau. Un bâtiment d'une dizaine de classes en semi-dur sur le campus permet la gestion des services à la communauté et les cours des étudiants.
LES PERSPECTIVES L'Université Quisqueya, appuyée d'Aide et Action, s'est engagée à accompagner la scolarisation des enfants de Léogâne dans des écoles reconstruites avec des normes de sécurité et de fonctionnalité internationalement reconnues. Elles renforceront également la formation continue des équipes pédagogiques. Le dispositif de santé infantile doit être consolidé. Il faut donc gérer la clinique située sur le campus de l'université et donner la possibilité aux étudiants de poursuivre leurs études dans leur pays, pour freiner la fuite des cerveaux. Pour sortir de la phase d'urgence, il faut donner la possibilité aux Haïtiens de s'investir dans la reconstruction en créant des emplois. Il s'agit donc d'offrir aux jeunes des formations professionnelles, principalement liées aux métiers de la construction et de l'industrie agro-alimentaire. Une formation au métier du journalisme va également voir le jour. Pour poursuivre le projet, près de 700 000 euros sont encore nécessaires.
6 mois après : le bilan en images et vidéos
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