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Séisme Haïti : le point sur nos actions d’urgence et post-urgence
 Immédiatement après la catastrophe qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier, Aide et Action a réagi en urgence avec ses équipes en Haïti et en République dominicaine, le pays frontalier. L’association engage désormais les opérations de post-urgence avec un espace « Nap Vanse » qui accueillera principalement des enfants. Un mois après le séisme, Aide et Action poursuit son appel à la solidarité internationale pour venir en aide aux sinistrés d’Haïti. «Des dizaines de milliers d’Haïtiens ont perdu la vie, beaucoup sont blessés et le traumatisme mettra du temps à se résorber » explique Alain-Georges Bangoura, responsable d’Aide et Action en Haïti, présent sur les lieux au moment de la catastrophe.
La collecte de l’aide d’urgence a été immédiatement prise en charge par les équipes d’Aide et Action en République dominicaine, qui l’ont ensuite acheminée. L’association a par ailleurs envoyé une équipe médicale (médecins privés médecins issus des universités partenaires) et des médicaments, un équipement pour réaliser des anesthésies, de l’oxygène, etc. Des aliments, des produits de première nécessitéde leau ont été ensuite distribués à Port-au-Prince, sous la supervision des équipes d’Aide et Action Haïti, par des réseaux de volontaires haïtiens. Ces réseaux, formés par des étudiants des universités partenaires, sont chargés d’aider les populations affectées sur différents plans : nourriture, suivi médical et psychologique.
Après l’urgence Pour Aide et Action, la priorité est de reconstruire le système éducatif dans une région où environ 8 000 écoles auraient été touchées par le séisme, selon les chiffres du ministère de l’Education nationale d’Haïti. « Après l’urgence, il est temps de penser au long terme : que faire pour tous ces enfants orphelins ? Que faire pour permettre aux parents de se consacrer à la reconstruction ? Comment remettre sur pied un système éducatif à genoux ? » questionne Alain-Georges Bangoura.
Aide et Action a décidé de se concentrer sur les populations les plus vulnérables, notamment les enfants qui errent par milliers dans la ville dévastée. Aide et Action, en partenariat avec l’Université Quisqueya, intervient auprès des enfants, dans les campements et abris provisoires de Port-au-Prince et de ses environs accueillant des populations dans une situation d’extrême précarité. Ces activités toucheront environ 1000 enfants qui retrouveront un cadre de vie rassurant. Ce projet est dénommé « NAP VANSE », ce qui veut dire « Nouveau départ ».
Grâce à ce dispositif, les enfants retrouveront le goût de vivre nécessaire à leur reconstruction. Des activités éducatives et ludiques les aideront à évacuer leur traumatisme. Ils bénéficieront d’un suivi psychologique, de soins et de repas quotidiens. Un des campus de l’Université de Quisqueya sert de pôle de ressource et permet aux volontaires de se réunir et de travailler au plus près des besoins des populations...
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