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> CONVENTION DROITS ENFANT |
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La Convention des Droits de l'Enfant  |
>> Télécharger la convention simplifiée (PDF 165Ko) | Le 20 novembre 1989, l’ONU adopte la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, ratifiée depuis par 192 Etats. Une version « simplifiée » de la Convention a été réalisée par l’UNICEF, la COFRADE (Conseil Français des Associations pour les droits de l’enfant) et l’EIP (Ecole Instrument de Paix), pour les parcours civiques de la CIDEM. |
Engagés depuis maintenant 25 ans pour faire progresser la scolarisation des enfants à travers le monde, nous travaillons tous les jours pour faire avancer le respect de ces droits. L’analyse de certains articles de cette convention vous permettra de découvrir l’ampleur du travail qui reste à accomplir ainsi que les solutions que nous mettons en œuvre dans 19 pays pour que ces droits deviennent enfin une réalité pour tous. ARTICLE 1DÉFINITION DE L’ENFANT "La Convention concerne tous les enfants de moins de 18 ans, sauf si leur pays leur accorde la majorité plus tôt. Tu es concerné si tu as moins de 18 ans."Les droits affirmés par cette convention concernent d’après l’ONU 2,2 milliards d’enfants âgés de moins de 18 ans soit environ 1/3 de la population mondiale. Les enfants constituent une population plus fragile justifiant la reconnaissance de droits qui leurs sont propres. A travers les programmes que nous mettons en œuvre grâce à nos 61 000 parrains et donateurs, ce sont plus de 2 millions d’enfants dans 9600 écoles qui voient leur avenir s’améliorer en retrouvant le chemin de l’école. Mais le travail reste énorme si l’on veut que cette convention devienne une réalité pour tous les enfants.ARTICLE 2 LE DROIT À LA NON-DISCRIMINATION
"Tous les droits énoncés par la Convention doivent t’être accordés, quelle que soit ton origine ou celle de tes parents, de même qu’à tous les autres enfants, filles et garçons. Les États ne doivent pas violer tes droits et doivent les faire respecter pour tous les enfants."
Une discrimination importante est caractérisée par les différences de traitement que connaissent encore à l’heure actuelle les filles par rapport aux garçons. Les 2/3 des 771 millions d’adultes analphabètes dans le monde sont des femmes. Pourtant, l’éducation des filles est une « spirale bénéfique » pour la société et le développement. Elle agit sur la scolarisation des prochaines générations. Elle permet également de favoriser le développement économique de la société (le taux d’inscription des filles dans le primaire augmente le PIB par habitant).
Sans compter l’impact que l’éducation des filles a sur la diminution de la mortalité infantile, la propagation du VIH/SIDA, la prévention des conflits et la consolidation de la paix… Quand une fille est instruite, toute une famille est éduquée et c’est toute la communauté qui en profite.
Conscient de l’importance de cette dynamique, Aide et Action lutte pour éliminer les freins à l’éducation des filles. La mise en place de Centre de Petite enfance (au Bénin par exemple), a permis de libérer les filles en accueillant les plus jeunes enfants et aussi les mères qui peuvent alors se consacrer davantage aux activités génératrices de revenu (et si le revenu familial augmente, la scolarisation des filles se heurte moins à des problèmes financiers). Des actions de sensibilisation et de mobilisation sont menées auprès des parents et des communautés (ex : campagne en faveur de la scolarisation des filles avant la rentrée scolaire).
ARTICLE 23 LES DROITS DE L’ENFANT HANDICAPÉ "L’enfant handicapé mentalement ou physiquement a le droit de mener une vie décente, dans la dignité, pour parvenir au maximum d’autonomie. Il doit pouvoir participer à la vie de la collectivité.""Les États doivent reconnaître à tous les enfants handicapés le droit de bénéficier de soins spéciaux. Si nécessaire, une aide supplémentaire sera accordée à leurs parents." "Cette aide sera autant que possible gratuite, afin d’assurer à l’enfant handicapé le droit à l’éducation, à la formation, aux soins de santé, à la rééducation, à la préparation à l’emploi, aux loisirs, à l’intégration sociale, ainsi qu’à l’épanouissement personnel." Dans certains pays comme le Cambodge, le handicap est perçu comme une fatalité. Les enfants atteints de cécité ou de surdité sont souvent considérés comme un fardeau par les familles qui les laissent souvent enfermés à la maison. Par ailleurs, aucune structure gouvernementale n'est prévue pour les accueillir. Ils sont donc exclus de toute vie familiale ou communautaire. Dans tous les pays, le handicap peut être un frein à la scolarisation voire à l’épanouissement de l’enfant.
Au Cambodge, nous travaillons donc avec l’association Krousar Thmey pour offrir à ces enfants handicapés une éducation et un avenir. Nous permettons à des enfants sourds ou aveugles de suivre un enseignement en Khmer du braille et de la langue des signes. Le projet prévoit aussi des formations professionnelles qui favorisent l’intégration de ces enfants dans la société cambodgienne.
ARTICLE 24LE DROIT À LA SANTÉ ET AUX SERVICES MÉDICAUX
"Tu as le droit de jouir du meilleur état de santé possible et d’être soigné. Les États s’engagent à créer les services médicaux nécessaires pour qu’il en soit ainsi."
"Les États assureront en priorité :
a) la réduction de la mortalité infantile, b) le développement des soins essentiels, c) le développement de la lutte contre les maladies et la malnutrition et la fourniture d’eau potable, d) le développement de l’aide aux mamans, avant et après l’accouchement, e) le développement de l’information des adultes et des enfants sur la santé, la nutrition, l’hygiène, la prévention des accidents, f) le développement de la planification familiale."
"Les États aboliront les pratiques traditionnelles dangereuses pour la santé des enfants. Les pays en développement seront particulièrement aidés."
La santé est une des conditions les plus importantes de l’épanouissement de l’enfant. La pandémie du Sida, dont les enfants sont les principales victimes est un exemple d'entrave au développement. Au 1er juin 2005, on estimait à 4 millions le nombre d'enfants qui avaient besoin de cotrimoxazole (antibiotique qui prévient des infections potentiellement mortelles chez l'enfant infecté par le VIH - Nations Unies 2006). La moitié des enfants nés avec le Sida mourront avant l’âge de 2 ans.
A la base de notre action réside l’idée que l’éducation est un facteur clé de la lutte contre la pandémie. Nous nous mobilisons bien entendu en faveur de la réhabilitation des systèmes éducatifs et notamment pour la réalisation des engagements de financement de la communauté internationale. Au niveau local, nous cherchons à sensibiliser les enfants aux dangers de ce fléau. Mais, pour obtenir des résultats en matière d’éducation au VIH/SIDA, nous ciblons tous les secteurs de la société, notamment les leaders religieux, les médias et les familles.
Au Burkina Faso par exemple, nous avons mis en place des « Clubs de Jeunes » reposant sur une idée simple : sensibiliser en dehors des salles de classe et cibler des groupes particuliers, notamment les jeunes. Ainsi, nous fournissons du matériel (mannequins, vidéos de sensibilisation, etc.) et formons des « pairs éducateurs » qui vont pouvoir à leur tour former leurs amis et parents sur les questions relatives au Sida.
Au Laos, au travers du programme Puan Mit (Ami cher), spécifiquement dédié aux enfants des rues, le volet VIH/Sida a une grande importance. Les équipes, en plus de leurs activités d’écoute, d’alphabétisation, ou de soins, fournissent des informations sur le virus.
ARTICLE 28LE DROIT À L’ÉDUCATION
"Les États te reconnaissent le droit à l’éducation sur la base de l’égalité des chances.
Pour cela : a) tu dois pouvoir bénéficier gratuitement de l’enseignement primaire. Cet enseignement est obligatoire, b) les États encouragent l’organisation d’un enseignement secondaire. Ils le rendent accessible à tous les enfants. Il doit être gratuit. Des aides financières doivent être accordées, en cas de besoin, c) l’enseignement supérieur doit t’être également accessible, en fonction de tes capacités, d) tu as le droit à une orientation scolaire et professionnelle, e) tout doit être fait pour t’encourager à fréquenter régulièrement l’école."
"Les États doivent veiller à ce que les règles de la vie scolaire respectent ta dignité d’être humain conformément à cette Convention."
"Les États doivent coopérer pour éliminer l’ignorance et l’analphabétisme dans le monde et pour faciliter l’accès aux connaissances scientifiques et techniques, ainsi qu’aux méthodes modernes d’enseignement. Les pays en développement doivent être particulièrement aidés."
ARTICLE 29 LES OBJECTIFS DE TON ÉDUCATION "Ton éducation doit viser à :
a) assurer l’épanouissement de ta personnalité et favoriser le développement maximum de tes dons et de tes aptitudes mentales et physiques, b) t’inculquer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, c) t’apprendre à respecter tes parents, ta culture d’origine et d’adoption, les civilisations différentes de la tienne, d) te préparer à assumer tes responsabilités dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité et d’amitié entre tous, e) t’inculquer le respect du milieu naturel."
En déclarant que l’accès à l’éducation de base pour tous devait être le deuxième objectif du millénaire pour le développement, la communauté internationale confirme la position d’Aide et Action qui considère que « l’éducation change le monde ». Nous mettons donc en place des activités qui améliorent les conditions de vie des enfants et favorisent leur accès à l’école : activités génératrices de revenus (maraîchage, petits élevages dont la vente vient alimenter la caisse de l’école), programmes de santé scolaire, campagnes de prévention, crèches pour les plus petits, alphabétisation des adultes, etc.
Mais l’éducation ne doit pas être évaluée uniquement en terme d’enfants scolarisés. C’est pourquoi, nous défendons une éducation de qualité pour tous dont l’objectif est de renforcer les capacités des populations à devenir maître de leur avenir.
Depuis 25 ans que nous nous battons dans cette optique, nous permettons aujourd’hui à 2 millions d’enfants de retrouver le chemin de l’école. Malheureusement, il reste encore plus de 115 millions d’enfants pour qui le droit à l’éducation n’est qu’un rêve.
ARTICLE 32LE DROIT À LA PROTECTION CONTRE L’EXPLOITATION
"Tu dois être protégé contre l’exploitation. Nul ne peut t’obliger à accomplir un travail dangereux ou nuisant à ton éducation, à ta santé et à ton développement."
"Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour te protéger :
a) ils fixeront un âge minimum à partir duquel tu pourras travailler, b) ils établiront des règlements concernant les heures et les conditions de travail, c) ils puniront ceux qui ne respecteront pas ces règles." Soumis aux travaux les plus dangereux, à la prostitution, mis en gage pour payer les dettes de la famille…, il y aurait, selon l'OIT, 211 millions d’enfants travailleurs, âgés de 5 à 14 ans, dans le monde.
Cause aussi bien que conséquence de l’extrême pauvreté dans laquelle ils vivent, le travail des enfants empêche le développement sur le long terme des sociétés.
Aide et Action s’engage donc depuis le premier jour contre le travail des enfants.
L’inde, par exemple, est un pays où le travail des enfants est particulièrement répandu (fabrication des beedies, industrie des allumettes…), nous avons donc mis en place différents programmes à travers le pays.
Tous ces programmes ont un point commun : l’accent mis sur la rescolarisation des enfants et une éducation adaptée à leurs besoins, réalités et expériences.
De même, au Bénin, avec l’appui de notre association, le comité villageois d’Awonsêdja a mis en place un Centre professionnel d’insertion depuis février 2003. Il accueille 25 jeunes filles de 11 à 18 ans toutes victimes d’esclavage domestique. Elles y apprennent la couture, l’hygiène, le tricot… Malgré cette aide aux enfants victimes de trafic, Aide et Action continue de croire qu’offrir une éducation de base aux enfants reste le meilleur moyen de lutter contre l’exploitation inacceptable des enfants comme main d’œuvre car c’est une démarche préventive garante de développement humain mais aussi économique pour les nations.
Cette situation n’est pas une fatalité. Les problèmes sont aujourd’hui clairement identifiés, nous mettons en œuvre les solutions qui existent et tentons d’en trouver de nouvelles.
Aidez nous à offrir une vie meilleure à ces enfants, devenez parrain de la scolarisation d’une enfant.
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