L'éducation en Chine L’éducation primaire dans les zones rurales de Chine s’est détériorée ces dernières décennies, conséquence d’une attention portée au développement économique du pays. L’amélioration du développement humain et du système éducatif s’est donc faite plus timide.
Malgré une légère progression du taux de scolarisation de 1991 à 2002, près de 50 millions d’enfants sont toujours mal scolarisés ou exclus du système scolaire en Chine. Suite, notamment, aux nombreux phénomènes de migration interne, on estime à un demi-million les enfants qui n’ont pas accès à l’éducation dans les zones urbaines. De plus, le contenu actuel de l’enseignement imposé par le gouvernement dans la langue nationale du pays exclut les enfants issus des minorités ethniques : les Tibétains, les Han, les Hui, les Kadaï…
La disparité d’accès à l’éducation entre les zones rurales et les zones urbaines est aussi important. En 2002, on estimait à 1,1 million le nombre d’enfants qui vivaient dans les campagnes et n’allaient pas à l’école. En 2004, le gouvernement a réduit les ressources budgétaires consacrées à l’éducation. Suite à cette mesure, de nombreuses écoles primaires ont été fermées et notamment celle du village de Dongma. Les écoliers devaient alors parcourir 25 km pour aller à l’école. Toute la vie du village en a été affectée, l’école et la cours de récréation étant aussi un centre de loisirs et un point de rencontres et d’échanges renforçant la cohésion sociale et la solidarité dans le village.
Ainsi, le taux d’illettrisme reste assez élevé dans les régions les plus reculées de Chine et en particulier, parmi les femmes. On estimait en 2004 que près de 75% des populations des minorités étaient analphabètes. De plus, depuis 1985, la gestion financière de l’éducation est désormais sous l’autorité provinciale. Suite à la privatisation du secteur de l’enseignement en Chine, les frais de scolarisation ont considérablement augmenté.
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