L'éducation au Cambodge
Si le pourcentage d’enseignants du primaire formés a généralement augmenté au Cambodge, les ratios élèves/enseignant restent encore élevés avec plus de 55 élèves par enseignant. * Malgré une volonté politique affichée de faire évoluer le secteur de l’éducation, le Cambodge faisait toujours partie, en 2004, des pays consacrant moins de 3% de leur PNB à l’éducation.
Les projets Aide et Action visent à promouvoir la lecture par la construction de bibliothèques et de Centres d’Education pour Tous (CET). Des projets qui acquièrent d’autant plus d’importance dans un pays où, historiquement, les Khmers rouges ont détruit les livres, symboles de subversion et de danger pour la révolution. Les habitudes de lecture ont été anéanties en un temps très court, avant de renaître progressivement à partir de 1979, date de fin du régime des Khmers rouges. Conséquences de cette époque toujours perceptibles à l’heure actuelle : une rareté des lieux de lecture, une pénurie de documents écrits et un taux d’illettrisme élevé (26% en 2004).
Autre problématique à considérer, la marginalisation de certains groupes d’enfants du système éducatif. Les enfants des familles les plus démunies, les enfants handicapés - dont le handicap est perçu dans les mœurs traditionnelles comme une punition divine – et enfin, les enfants des rues qui sont le plus souvent exclus du système scolaire cambodgien.
Enfin, les questions liées aux droits humains, dont la liberté d'expression, demeurent un problème dans la majorité des pays où agit Aide et Action. Pour avancer sur ce point, l’équipe au Cambodge intègre donc dans ses projets éducatifs l’intervention des acteurs locaux et les structures officielles.
* Le rapport mondial 2009 de l’Education Pour Tous (EPT) de l’UNESCO