L'éducation au Burkina Faso
Dans sa lutte contre la pauvreté, le gouvernement du Burkina Faso s’appuie sur le développement de secteurs clés, notamment l’éducation. Depuis 2002, un plan décennal de développement du secteur éducatif a été déployé avec pour ambition d’atteindre la scolarisation universelle. Par ailleurs, la loi sur la gratuité de l’éducation a été adoptée et mise en oeuvre en 2007.
Le taux d’alphabétisation était très bas en 2003 au Burkina Faso. A peine un adulte sur cinq (21,8%) savait lire et écrire. La réticence des populations à envoyer leurs enfants à l'école pour des raisons coutumières est mise en cause. Les faibles taux de scolarisation et d’achèvement des élèves sont aussi liés à l’analphabétisme des parents qui manque de compréhension au sujet de l’importance de l’école.
Malgré les efforts consentis par le gouvernement, les progressions enregistrées de 1999 à 2009 par le Rapport de l’Education Pour Tous restent très faibles. Le Burkina Faso, pays à forte population non scolarisée, n’a pas réussi à élargir l’accès à l’éducation de manière significative. De 2002 à 2006, le taux brut de scolarisation est passé de 52% à 60%. *
De plus, des disparités importantes sont observées. Ce taux est inégalement réparti entre les villes et les campagnes, les sexes, les régions et sur l’échelle des niveaux de vie économique. D’après le rapport, au Burkina Faso, les enfants des 20 % de ménages les plus riches ont 2 à 3 fois plus de chances d’aller à l’école que les enfants des familles plus pauvres. Les disparités fondées sur la richesse affectent aussi les filles. Les différences entre les sexes en termes de taux net de fréquentation tendent à être plus importantes pour les foyers les plus pauvres. Enfin, les habitants des zones rurales sont particulièrement désavantagés. *
* D’après le rapport 2009 de l’Education Pour Tous publié par l’UNESCO