La Vie Associative à Madagascar ?
Longtemps, la solidarité s’est exercée au sein des familles, souvent très soudées et au niveau des villages. Mais depuis quelques temps le lien familial et communautaire commence à se dégrader. Les associations de solidarité existent mais elles restent fragiles et maîtrisent mal leurs missions. Les acteurs locaux de la société civile ont une faible connaissance de leurs droits et de leurs devoirs. La vie associative reste très précaire. Le manque de civisme et de citoyenneté au sein de la population a encore été aggravé par la récente crise politique.
Aide et Action à Madagascar
C’est dans ce contexte qu’Aide et Action Madagascar s’est lancée en 2009 dans un projet de création d’un mouvement de vie citoyenne. En plus de ses programmes visant à améliorer le système éducatif local, l’association appuie le développement de réseaux de solidarité dans 8 des 22 régions que compte l’île. Elle mène des campagnes de sensibilisation et d’éducation de masse aux enjeux de l’Education Pour Tous, du civisme et de la citoyenneté.
Lors de l’Assemblée Générale à Madagascar, une étape importante a été franchie avec le lancement de la stratégie de développement de la vie associative d’Aide et Action International dans l’Espace Océan Indien. Le Forum National des bénévoles d’Aide et Action Océan Indien servira de lieu de rencontres et de discussions pour toutes les organisations qui adhèrent à la charte des valeurs d’Aide et Action.
[1] La crise politique de 2009 à Madagascar s’est traduite par une série de manifestations, d'émeutes et de confrontations politiques qui secouent le pays. Elle oppose les partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, aux partisans de Marc Ravalomanana, Président de la République de Madagascar, élu en 2006. Les différentes parties ont abouti le 6 octobre 2009 à un fragile accord aux termes duquel Andry Rajoelina demeure Président de la transition mais devra composer avec un Premier ministre issu du camp adverse, Eugène Mangalaza.