Des habitations et des bâtiments dévastés, des infrastructures routières détruites, des ponts arrachés… C’est un paysage de désolation qui s’abat sur la capitale du Burkina Faso, submergée par plus de 26 cm d’eau. Pour les enfants des arrondissements de Nongremassom et de Boulmiougou, zones d’intervention d’Aide et Action, la rentrée scolaire aura un goût amer.
« Le risque pour de nombreux enfants de sinistrés de ne pas reprendre le chemin de l’école est réel. On ne sait pas encore où la mairie va les reloger » rapportent les équipes d’Aide et Action sur les lieux de la catastrophe. Face à l’urgence et au nombre grandissant de sans abris, les écoles sont utilisées comme sites d’accueil des sinistrés. Au total, 12 écoles soutenues par Aide et Action ont été affectées et constituent des habitats de fortune pour les élèves et les professeurs.
Dans une école de Widtooghin, l’institutrice de la classe de CP1 fait partie des victimes. Elle occupe avec ses enfants la classe comme dortoir de circonstance. Dans l’urgence, les bancs ont été entassés sans précaution. La toiture de la classe est lourdement endommagée. Les toilettes de l’école sont désormais à usage collectif des sinistrés.
Les conséquences actuelles et futures de cette catastrophe sur les conditions et les moyens de survie des familles mobilise Aide et Action. Le système éducatif mis en place dans la région est gravement affecté : les bâtiments, le mobilier et le matériel scolaire sont lourdement endommagés. « C’est pourquoi, nous avons engagé l’élaboration d’un projet d’urgence en appui aux écoles parrainées dont l’objectif principal sera de contribuer au maintien des enfants dans le système » ont assuré les équipes d’Aide et Action au Burkina Faso.