« J’ai compris l’importance de l’école », Nafissa au Niger (6 juillet 2009)
Nafissa Zakari, 20 ans, a suivi les cours de l’école primaire de Balleyara jusqu’en 2003. Après un apprentissage en couture, elle s’est installée à son propre compte. Depuis, elle travaille et parvient à subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de son fils de trois ans. La jeune fille exprime aujourd’hui sa gratitude envers sa marraine d’Aide et Action, Mme F. Portrait d’une jeune nigérienne.
« Je suis née dans une famille de cultivateurs en 1989. J’ai commencé ma scolarité à l’école primaire de Tanka dans la commune rurale de Damana où j’ai eu la chance comme certains de mes camarades d’être parrainée. Je me rappelle, ma marraine s’appellait Mme F. » Nafissa Zakari a ensuite suivi ses parents dans la commune de Balleyara où elle est entrée à l’école primaire. Son parrainage s’est poursuivi dans cette école où intervient Aide et Action.
Nafissa se souvient de la correspondance échangée avec sa marraine. Trois fois par an, elle recevait des colis, des lettres, des cartes postales… C’était aussi l’occasion pour la jeune nigérienne de s’appliquer pour écrire des lettres et dessiner pour sa marraine. « Dans chacune de ses lettres, Mme F. m’encourageait et me conseillait de bien travailler à l’école. Elle me disait que ça me servirait quand je serai grande. »
Nafissa exprime aujourd’hui son regret de ne pas avoir suivi les conseils de sa marraine et de ne pas avoir poursuivi d’études supérieures. Elle a quitté l’école à l’âge de 13 ans. « C’est vraiment maintenant, comme me le disait ma marraine dans ses lettres, que je comprends l’importance de l’école et des études. » La jeune fille a ensuite suivi un apprentissage en couture pendant un an et demi sur le marché de Balleyara. Elle s’est mariée à un vendeur et elle a donné naissance au petit Ridoine.
Aujourd’hui, elle est divorcée et elle parvient à subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de son fils de trois ans grâce à la couture. « L’école m’a beaucoup servi car je sais encore lire, écrire, dessiner les modèles et gérer ma clientèle. Je ferai en sorte que Ridoine puisse aller à l’école. Je lui apporterai tout mon soutien pour qu’il aille loin dans ses études. Je remercie Aide et Action et tous ses parrains et marraines qui oeuvrent pour le bien-être des enfants nigériens ».