Assis à son bureau du Ministère de l’éducation, Narongsak résume son parcours d’éducateur : « Je suis originaire du Nord-est du pays. J’ai commencé comme instituteur puis j’ai obtenu un master en Nouvelle Zélande. À mon retour, j’ai intégré le Ministère. Mon service conduit des recherches dont les résultats orientent la politique éducative. Dans le cadre de ma mission, je collabore avec l’UNICEF sur les objectifs du millénaire. C’est comme cela que j’ai rencontré Prasert Tepanart ».
Depuis janvier 2008, Prasert Tepanart coordonne l’activité d’Aide et Action Asie du Sud-Est depuis Phom Penh, au Cambodge voisin. C’est lui qui a invité Narongsak en France, à un séminaire Aide et Action en septembre 2008. « En Thaïlande, le taux d'inscription à l'école est plus élevé qu’au Cambodge ou au Laos où nous avons des programmes mais ce pays est incontournable pour le lobbying et la récolte de fonds. L’UNICEF et d’autres instances siègent à Bangkok », analyse Prasert Tepanart.
Pour qu’Aide et Action gagne en visibilité, mobilise des volontés et obtienne des soutiens dans ce pays, y monter des projets est incontournable. « Quand je parle de tout cela, mes collègues ou mes amis ne se disent pas prêts à travailler bénévolement. Si des projets voient le jour, cela les convaincra peut-être de s’impliquer ».
Première maille enthousiaste, Narongsak ne doute pas un instant de la possibilité de tisser un réseau thaïlandais : « En Thaïlande, les ONGs impliquées dans le champ éducatif ont souvent un objectif évangélique. Pas de religion, pas de politique, mais de l’éducation, c’est ce dont nous avons besoin. C’est pour cela qu’Aide et Action y a toute sa place ».
Alain Devalpo, reporter