L’Ong Aide et Action a lancé, hier, une campagne de mobilisation de fonds privés en faveur de l’éducation. En clair, l’Ong veut 100 millions de FCfa d’ici à décembre 2009 pour mieux faire face aux nombreux défis qui interpellent l’éducation au Sénégal.
Créer un nouvel élan de solidarité où tout le monde participe à l’effort « d’éducation pour tous ». Tel est le sens qu’il faut donner à la campagne de mobilisation de fonds que l’Ong Aide et Action a lancée, hier, à Dakar, au cours d’un point de presse.
A en croire le représentant d’Aide et Action Sénégal, Hamidou Soukouna, sont visés à travers cette chaîne de solidarité « les entreprises, les organisations patronales, les leaders, les célébrités, les hommes d’affaires et tous les citoyens désireux d’apporter leur contribution à l’éducation pour tous ». Au total, pour cette première campagne, l’Ong internationale veut mobiliser quelque 500 parrains et 20 donateurs sénégalais ou établis hors du Sénégal. « Il s’agit de faire en sorte que les Africains, et les Sénégalais en particulier, prennent en charge la destinée de leurs enfants et de leur développement », a notamment précisé Hamidou Soukouna qui a rappelé que malgré les nombreux efforts accomplis par certains pays dont le Sénégal, l’éducation reste aujourd’hui encore un défi « multiforme ». En effet, selon M. Soukouna, « plus de 14 % des enfants du Sénégal sont exclus du système. Chaque année, des milliers d’enfants et de jeunes sont rejetés à divers échelons sans aucune formation. Par ailleurs, le système reste peu adapté aux réalités et exigences d’un monde en pleine mutation. D’autant que 50 % sortent sans compétences ».
Tout cela nécessite, selon Mme Fatou Tiké Ndiaye Bâ, chargée de la communication, « une diversification des sources de financement et une mobilisation citoyenne pour le respect des engagements pris en faveur de l’éducation au plan international et national ».
Abdoulaye DIALLO