Les filles et les femmes demeurent les principales exclues de l’éducation. Une exclusion qui s’amplifie lorsqu’elles sont handicapées, issues de minorités ethniques ou de familles à faibles revenus,…Confrontées à des obstacles culturels concernant leur rôle dans la famille et la société, les filles qui accèdent finalement à l’éducation sont plus souvent contraintes que les garçons à quitter l’école dès les premières années du cycle primaire.
Pourtant, l’éducation des filles est bénéfique à tous les niveaux. Pour ne citer que quelques exemples, elle leur permet de connaître davantage les règles d’hygiène de base permettant de protéger leur foyer. Les femmes peuvent gérer des activités professionnelles génératrices de revenus. Elles sont sensibles à l’importance de l’éducation et augmentent donc les chances que leurs enfants, quel que soit leur sexe, soient scolarisés. Et elles sont plus à même d’exercer leur citoyenneté, de participer à la vie civile et d’être représentées au sein d’institutions.
Les sociétés évoluent et cette évolution ne peut se faire sans les femmes. Les mentalités doivent changer car les femmes ont un rôle à jouer. Les intérêts de tous les individus doivent être représentés, y compris ceux des femmes et des filles. Pour cela, les hommes et les femmes doivent exercer le pouvoir ensemble, que ce soit au niveau d’un village ou d’une nation. L’éducation ouvre des portes vers la gouvernance.
« Priver les femmes d’éducation, c’est retirer à la moitié de l’humanité toutes les chances de construire avec l’autre moitié ces nouvelles sociétés », Claire Calosci.